UX designer, un métier de passionnés aux compétences diverses.

Un constat

Il suffit aujourd’hui de se balader sur quelques sites de recrutement pour voir que l’UX est sur le devant de la scène. Mais regardons le contenu de ces offres de plus près : utilisateur, informatique, HTML, développement front end, design, ergonomie, motion, ateliers créatifs… voilà un nombre conséquent de compétences. L’UX designer est-il voué à un être un surhomme ou bien nous faisons nous des idées sur le métier ?

Il est temps de rentrer dans le vif du sujet, lancer les débats et d’abattre quelques idées reçues. Voici un début de réflexion, une petite pierre à l’édifice de la compréhension de l’UX design, de la part de deux UX designers passionnés par leur métier.

 

Un domaine d’intervention plus qu’un métier

Soyons clairs UX signifie en anglais User eXperience soit dans notre bon français expérience utilisateur, voilà deux mots intéressants :

  • Utilisateurs : derrière ce mot se cachent avant tout des hommes, des femmes, des enfants… pour résumer des êtres humains qui ont des besoins, des attentes, et qui doivent réaliser des tâches complexes. Mais quel rôle avons-nous alors : les observer, les écouter, les comprendre mais dans quel but ? Peut-être pour leur faciliter un moment de vie dans un contexte donné, en espérant rendre cela le plus agréable possible.
  • Expérience : voilà un deuxième mot intéressant, on remarquera qu’expérience n’est pas synonyme d’interface logicielle (une première idée reçue qui tombe à l’eau, non les UX designer ne font pas que de l’interface logicielle). L’interface représente la surface de contact entre deux milieux différents. L’expérience, en revanche, comprend à la fois l’espace-temps parcouru entre ces deux milieux par un humain, le ressenti général qu’il en conserve en mémoire, mais également les contextes très variés de travail, d’environnements physiques, d’objectifs ou encore les périodes d’interactions humaines. Bref tout ce qui peut avoir une influence sur la réalisation d’une tâche par un être humain.
  • Usage : le contexte d’usage en particulier joue un rôle important, ce mot n’est pas dans « expérience utilisateur » nous dira-t-on. Très juste. Pourtant une même fonctionnalité sera formalisée de manière très différente selon les usages de chacun. Nous étudions les expériences et les utilisateurs dans le cadre des usages qu’ils ont dans leur métier, dans leur vie de tous les jours… Cela revient à analyser les liens entre besoins exprimés, attentes et activités ou tâches.

Ceci étant dit, que pouvons-nous en déduire ?

Que l’UX design consiste uniquement à faire de jolies interfaces ; pas sûr. Que cela consiste à faire une application qui sera dans le top téléchargement d’un store ? Pas sûr non plus.

Non, notre but est avant tout de se préoccuper des utilisateurs et de tout mettre en œuvre pour apporter des solutions adaptées, agréables et qui répondent à leurs problématiques et leurs besoins. Et oui, nous nous préoccupons avant tout de l’humain derrière une machine ou un outil, nous en arrivons à avoir de l’empathie pour lui.

Nous vous aimons utilisateurs !

 

Et l’UI alors ?

Nouvelle définition anglo-saxonne : UI veut dire User Interface soit en français interface utilisateur

  • Utilisateur : nous l’avons déjà vu plus haut
  • Interface : c’est un moyen d’interaction, entre un homme et une machine, employé dans le but de réaliser une tâche. Par exemple : un smartphone pour appeler ses collègues, un ordinateur pour réaliser des vidéos conférences, mais aussi des lunettes 3D pour le jeu ou bien une machine-outil dans un atelier de production.

L’UI designer s’occupera donc uniquement de la définition de l’interface, de son style visuel, éventuellement sa structure, et son ergonomie. Il apportera la touche émotionnelle à l’interface, lui donnera cette personnalité qui la rend unique et identifiable. On comprendra donc aisément que l’UI n’est pas de l’UX mais uniquement un tout petit bout d’une expérience utilisateur plus globale.

Une interface est un moyen plutôt qu’une fin en soi (et voilà une nouvelle idée reçue qui tombe à l’eau).

 

Mais alors quels outils, quelles méthodes, quelles compétences ?

On l’aura compris l’UX design va regrouper un ensemble de compétences très variées :

  • Sciences cognitives (afin de comprendre le fonctionnement de l’homme)
  • Ethnographie (pour analyser les mœurs et les coutumes)
  • Ergonomie (anthropomorphique, logicielle, web, mobile…)
  • Idéation (brainstorming, 6to1, ateliers de co-créativité…)
  • Design graphique (pour apporter la touche émotionnelle et visuelle)
  • Branding (ou image de marque en français)
  • Motion (ou « animation » pour les pratiquants de la langue de Molière, afin de rendre ces interfaces homme-machine dynamiques et agréables)
  • Accessibilité

L’UX designer doit également comprendre et analyser le métier, les besoins, ou les contextes d’usages des utilisateurs. Les réponses adaptées pour un pilote d’avion de ligne ne sont pas les mêmes que celles pour un biologiste dans un laboratoire de recherche. Nous devons donc appréhender, se familiariser et parler le même vocabulaire que les utilisateurs. Nous ne sommes pas spécialistes de chaque métier bien sûr, mais nous en comprenons les tenants et aboutissants.

 

Alors l’UX designer peut-il et doit-il tout maitriser ?

Ici nous sommes arrivés à un consensus : NON.

Chaque consultant possède ses spécialités et ses spécificités. Certains sont plus sensibles au design graphique et aux interfaces logicielles, d’autres sont plus passionnés par le fonctionnement du cerveau humain, les moeurs ou encore par le métier et le fonctionnel. Ce qui nous rassemble c’est avant tout notre sensibilité généraliste (curieux de tout) et notre intérêt pour toutes les facettes de ce vaste domaine.

Forts de ces différences, nous travaillons en équipe pour être le plus complets possible.

Nous travaillons et respirons UX design, mais nous assumons les spécialités de chacun. C’est la démarche UX design (design thinking, conception centrée utilisateur…) qui a besoin de tous ces consultants spécialisés pour exister.

Alors oui, nous travaillons dans l’UX design mais certains sont, plutôt UI designer, ergonome ou encore user researcher, mais nous sommes avant tout créatifs, plein d’idées et soucieux de nos utilisateurs.

 

Axel Nemeth & Jocelyn Tricoire

UX & UI designers passionnés.

@AxelNemeth, @JocelynTricoire

 

One thought on “UX designer, un métier de passionnés aux compétences diverses.

  1. C’est marrant parce que suite à la présentation qu’Axel nous a faite, je me me suis dit que c’était quelque chose qui m’aurait bien botterait si je devais recommencer mes études 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.