Génération Y : comportement inné ou une posture ?

Vous avez du certainement entendre beaucoup de choses et participer à plusieurs discussions sur la génération Y. Mais qu’est-ce que représente véritablement cette génération Y ? Qu’est-ce qu’on connait véritablement sur cette génération ? Et la génération Z, qu’est-ce qu’elle représente par rapport à son prédécesseur ? Est-ce seulement une question de génération ou un état d’esprit ?

Je me suis posé cette multitude de questions en regardant quelques vidéos d’intervention d’Emmanuelle Duez, le nouveau gourou de l’intégration de la génération Y dans les grandes entreprises. Bref, elle compte changer le monde de l’entreprise en expliquant aux dirigeants pourquoi ils ont besoin de la génération Y au sein de leur entreprise et comment cette génération fonctionne dans sa tête.

 

Mais depuis le temps que l’on parle de la génération Y, une nouvelle génération, la génération Z a surgi et l’enjeu dans quelques années sera leur intégration au sein de ces mêmes entreprises. Aura-t-on un autre leader sur la question de la génération Z (ne me demandez pas pourquoi Z, j’en sais rien J) ? Y aurait-il un gourou pour chaque génération ? Et si ce n’était pas une question de génération mais d’état d’esprit et d’époque ?

Pour plus d’info : https://www.youtube.com/watch?v=0Yx1r0PgV8c  (avancez jusqu’à la 28 eme minute pour voir le discours d’Emmanuelle Duez)

Qu’est-ce que la génération Y ?

 

« La génération Y regroupe des personnes nées approximativement entre le début des années 1980 et le milieu des années 19901. » (Source Wikipedia).

Les médias ont fait couler beaucoup d’encre sur le sujet. La plupart du temps, cette génération est mal perçue par les médias et par les entreprises. On parle de fainéants, des personnes qui ne savent pas s’ennuyer, des personnes instables, ou bien on dit juste « atypiques » et sortant de la bouche de certains ce n’est pas vraiment un compliment, croyez-moi.

 #FromWhereIStand : une question de point de vue.

 

Lorsque j’étais en première année de Master en Communication et Information stratégique, j’ai rédigé un mémoire sur la transformation numérique au sein d’une entreprise de CAC 40. Et dans ce mémoire, j’ai évidemment parlé de la génération Y comme un fédérateur de ce changement. Dans un chapitre j’ai décrit les caractéristiques de la génération Y et lors de ma soutenance, mon professeur m’a dit : « Vous avez eu l’intelligence de montrer que la génération Y n’était pas si bien que cela, qu’ils étaient capricieux ». Il s’agissait d’un compliment et cela ne lui arrivait pas souvent d’en faire, du coup je l’ai accepté humblement. Mais en fait, il s’agissait d’une mauvaise interprétation : je n’avais pas l’intention de dénigrer ou bien de critiquer cette génération. Pour moi, les caractéristiques que je venais d’énumérer n’étaient ni des défauts, ni des qualités, mais des caractéristiques de cette génération, c’était un fait. Il s’agissait juste d’un point de vue, de quel côté on se trouvait. Mais bon, je ne peux pas dire que ma responsable de Master était quelqu’un de très ouvert d’esprit non plus.

D’un autre côté, lorsque j’ai effectué mon alternance, j’avais une tutrice qui était la digne représentante de la génération Y même si elle était née avant les années 80. Elle adorait twitter, gérait les réseaux sociaux parfois mieux que moi, avait une imagination et une créativité débordante, elle était impatiente et hyper active, bref cette femme avait plusieurs vies en même temps.

Comment comprendre ce phénomène de la génération Y alors qu’on peut apporter pleins d’exemples de ce genre ? De même, toutes les personnes nées entre 80 et 90 ne sont pas fan des jeux vidéo, TOUS ne veulent pas changer de boîte ou de métier tous les 3 ans.

Je pense, que ce n’est pas une question de génération mais de vision et d’état d’esprit. De sensibilité ou même tout simplement une question d’intelligence émotionnelle (ça sera le sujet du prochain billet… peut être J).

 

blog ai3 Y-vs-Z Génération Y : comportement inné ou une posture ?

Alors reprenons quelques clichés que l’on peut trouver sur la génération Y dans les médias et même dans les manuels, pour les défaire un par un avec un esprit pragmatique :

LA GENERATION Y EST IMPATIENTE

J’assume, je suis impatiente. La plupart du temps j’ai l’impression de ne pas avancer assez rapidement, que les gens autour de moi ne sont pas assez rapides, que cela soit dans ma vie personnelle ou dans ma vie pro. Et c’est normal ! le monde d’aujourd’hui va trop vite, la période d’innovation est seulement de 6 mois, tous les ans nous avons des dizaines de nouveaux modèles de téléphone. Il faut s’adapter à ce rythme effréné et donc comme on est habitué que tout aille vite, lorsque l’on rencontre une « lenteur », bah on s’impatiente.

LA GENERATION Y NE SAIT PAS S’ENNUYER

J’ai entendu cette phrase venant d’une femme de cinquantaine d’années. Elle avait l’air de dire que s’ennuyer parfois c’était bien. Je crois que m’ennuyer est la pire des punitions qui puisse m’arriver. Surtout au travail.

Ce n’est pas normal de s’ennuyer au travail. Aujourd’hui les femmes travaillent de plus en plus (et heureusement), occupent de plus en plus de postes à responsabilités (même s’il y a encore beaucoup de chemin à parcourir sur ce sujet…) et il est hors de question de ne pas s’épanouir au travail. Auparavant les hommes occupaient des postes pas forcément épanouissants car il fallait nourrir la famille et bien souvent ils étaient les seuls à le faire. Mais aujourd’hui, lorsqu’une personne ne s’épanouit pas au travail elle cherche à s’échapper ailleurs même dans un contexte de crise comme ce que nous vivons actuellement.

LA GENERATION Y VEUT AVOIR UNE VIE EN DEHORS DE SON TRAVAIL

Aujourd’hui, la société a évolué. Depuis, peu les hommes sont autorisés à avoir des jours de congés paternité à la naissance de leur bébé. La parentalité ne relève plus exclusivement de la femme. Donc, l’équilibre vie privée/vie pro devient extrêmement important. Et justement le contexte difficile du marché du travail, l’instabilité des emplois fait que les personnes se posent de plus en plus de questions sur leur vie au quotidien et se disent que si demain on risque de perdre notre job, autant s’amuser en même temps, car on ne sait pas ce que la vie va nous réserver demain. Donc oui, on a besoin de nos WE prolongés  du mois de Mai pour se faire du bien J

LA GENERATION Y EST UNE BANDE DE FAINEANTS

Non. C’est juste que les horaires de 9h à 17h ne font plus de sens.  La génération Y a vu leurs parents travailler beaucoup et souvent au détriment de leur vie privée. On ne veut plus vivre de cette sorte. Les nouvelles technologies et nouveaux modes de travail permettent de travailler à distance à n’importe quelle heure, d’être mobile et joignable à tout moment. Si on n’arrive pas à dormir la nuit on peut toujours ouvrir notre petit tableau Excel pour travailler dessus et le Manager n’est plus sur notre dos derrière pour comptabiliser nos horaires. Le principe de travail a changé : tout ce qui compte c’est le résultat.

LA GENERATION Y NE RECONNAIT PAS L’AUTORITE

Nuance : la génération Y ne reconnaît pas l’autorité illégitime, je m’explique. Le temps où un dirigeant en était un parce qu’il avait fait une des grandes écoles de Paris, c’est fini et heureusement. Aujourd’hui, les personnes talentueuses se trouvent partout, car le savoir est universel. Donc, ce qui a vraiment de l’importance aujourd’hui dans les entreprises, c’est une possession de certaines caractéristiques de personnalités (v. intelligence émotionnelle). Le leadership est le mot d’ordre. Nous sommes capables de nous former de manière autonome sur plusieurs sujets juste en suivant des MOOCs, les diplômes ne veulent pas dire grand-chose aujourd’hui. Seul le leadership compte.

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Pour conclure, la génération Z qui arrivera bientôt sur le marché du travail sera différente et aura ses propres caractéristiques. Et cela sera tout à fait normal : ils n’ont pas connu l’URSS, ni la fusée Soyouz, les francs, les frontières entre les pays européens, la disquette et ni la cassette. Forcément, ils vont réfléchir différemment, car leur passé culturel, sociologique, politique et personnel ne sera pas le même que le nôtre. Vive nos diversités, nos différences et nos divergences d’opinion. Il faut que nous nous adaptions au changements perpétuels, y compris les entreprises pour pouvoir attirer les nouveaux talents et pour permettre à la nouvelle génération de repenser le monde à leur manière, avec les moyens de l’époque.

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