L’approche centrée usage, le présent et le futur d’Ai³

J’ai la chance de travailler avec Xavier Raymond. Je ne dis pas ça parce qu’il est mon boss. Non, je dis ça pour cette formidable énergie qu’il sait faire passer, quotidiennement, auprès de ses troupes. Xavier fait partie de ces managers qui ont une vision et qui savent la communiquer. Cela ne l’empêche pas d’être à l’écoute et de prendre en compte votre avis. Chaque fois que l’on parle de l’Avenir, de ce qu’il imagine pour Ai3, de la digitalisation et de tous sujets essentiels… Il a cette lueur particulière dans les yeux. C’est cette lueur de passionné que j’aimerai partager avec vous, à travers cette interview.

Quel est ton parcours ?

Je suis issu d’une école d’ingénieur en informatique rattachée à la Faculté d’Orsay. Mais très rapidement, je me suis aperçu que l’informatique pour l’informatique ne m’intéressait pas. Très tôt, ce qui m’a intéressé, c’était de pouvoir répondre aux véritables enjeux de nos clients, d’apporter une réelle réponse à leurs problématiques. C’est d’ailleurs encore ce qui m’intéresse aujourd’hui. J’ai commencé ma carrière comme consultant et donc je connais parfaitement les problématiques rencontrées au quotidien par nos collaborateurs chez nos clients. Je connais bien le stress qui existe sur un projet quand tu dois faire une mise en production, que l’application ne fonctionne pas et que tu es obligé de revenir le week-end pour remonter la plate-forme… Toutes ces problématiques, je les ai vécues. Je suis rentré dans une société qui s’appelait Alsy à l’époque. C’est là où j’ai découvert l’écosystème Microsoft, en 2002. C’est là aussi que j’ai rencontré Serge et Cédric, mes deux associés. Donc, j’ai commencé comme consultant puis évolué en tant qu’ingénieur d’affaires puis responsable de toute la partie communication, marketing ainsi que responsable du partenariat Microsoft. Jusqu’au moment où après avoir longuement discuté avec mes futurs associés (Ai3 venait tout juste d’être créé), j’ai intégré l’entreprise. Cette aventure m’a permis de comprendre ce que l’on devait faire mais surtout ce que l’on ne devait pas faire. Une chose est sûr, je n’étais plus en phase avec l’idée de faire de l’IT pour de l’IT. Cette informatique traditionnelle à l’époque, sans se préoccuper des problématiques clients, des problématiques des collaborateurs, sans cette notion d’Usage qui nous est chère, ça ne me parlait plus depuis longtemps. Le client n’était pas au centre (tout comme le collaborateur d’ailleurs). On délivrait des prestations pour délivrer des prestations. De ces manques est né Ai3.

Quel est ton rôle chez Ai3 ?

J’occupe le poste Directeur Général et je pilote toutes les activités de Business Development. D’abord, d’une façon très opérationnelle, je m’occupe du management des directeurs d’agence. Rappelons que chaque Agence Ai3 a à sa tête un directeur qui a lui-même en charge la gestion opérationnelle et commerciale de son organisation locale. Je suis leur premier contact au niveau de la Direction Générale et je les aide à driver l’activité sur l’ensemble des agences. Ensuite, j’ai une casquette business développement pour apporter de la valeur à l’offre commerciale d’Ai3 au sens large. Il y a donc toute la partie communication/marketing que ça soit interne ou externe. C’est un vrai élément de croissance dans notre business. Il y a également toute la partie Alliances. Aujourd’hui, Microsoft est un partenaire essentiel mais nous avons tout un écosystème de partenaires avec lequel nous travaillons par ailleurs. Nous avons, d’ailleurs, une personne en charge de la gestion de ces alliances. Ensuite, nous avons toute la constitution de l’offering. C’est-à-dire pouvoir créer de la Valeur plutôt que de vendre des prestations traditionnelles. Il faut challenger chacune des équipes dans l’ensemble des agences pour pouvoir constituer des offres qui répondent aux vrais besoins de nos clients. Egalement, je m’occupe de la structuration de nos modèles d’avant-ventes, éléments structurant en termes de business développement. Et puis, petite nouveauté cette année, nous lançons une activité dédiée « Innovation » qui va nous permettre de réfléchir aux services qu’Ai3 proposera demain à ses clients, sur des sujets divers et variés comme la réalité augmentée, réalité virtuelle, big data, IOT, robotique… Etc. Et de réfléchir à des « go to market » avec chacune de nos agences que ça soit d’un point de vue opérationnel ou d’un point de vue commercial et marketing. Au final, ça pourra être des services et des produits packagés… Nous n’avons pas de limites. Nous allons pousser notre créativité tout en restant pragmatique d’un point de vue business. Nous ne sommes pas des savants fous !

Comment peut-on résumer la mission d’Ai3 ?

La mission d’Ai3 est la même depuis 10 ans ! Nous sommes dans un monde qui se transforme. On parle de révolution digitale ou de transformation digitale. Beaucoup en font un enjeu fondamental et structurant, voir même parfois, comme en ce moment, un enjeu électoral. Ai3 vit avec son temps et anticipe sur ces évolutions. A ce titre, Ai3 est un véritable partenaire de la transformation digitale de ses clients.

Qu’est-ce que cela veut dire ?

Cela veut dire que nous ne pouvons plus nous positionner comme un simple acteur informatique, juste à l’écoute de la DSI. On attend beaucoup plus de nous. Une fois que l’on a compris les enjeux de nos clients, que les besoins des métiers et des utilisateurs ont été identifiés, nous devons de mettre en place l’accompagnement nécessaire au niveau de la direction générale, des directions métiers, de la direction informatique et des utilisateurs. Le tout pour faciliter la transition d’un point A vers un point B tout en mettant les enjeux et besoins au centre de notre approche. Ai3 fait donc de l’IT au service des enjeux de ses clients, des besoins métier et des intérêts de l’utilisateur. C’est la « clé » pour nous.

Quel est l’objectif derrière tout ça ?

Nous, nous l’avons marketé sous le terme de « l’approche centrée usage » parce que nous sommes persuadés que bien utiliser des solutions, les mettre en place correctement, faire en sorte que les utilisateurs les adoptent dans la plénitude, par rapport à leurs objectifs et besoins… C’est créer de l’Innovation. Le premier enjeu de l’Innovation pour nous, il est là : faire en sorte que tous les nouveaux usages soient bien compris et déployés. C’est également un vrai enjeu pour nos clients. D’ailleurs, c’est incroyable le nombre de DSI et de directions générales qui nous parlent d’accompagnement et d’utilisateurs. Le véritable enjeu, c’est : « qu’est-ce que vous allez apporter à mes utilisateurs ? » et « comment mes utilisateurs vont être plus productifs ? » On parle parfois aussi de Conduite du changement. Mais c’est réducteur. La Conduite du changement se réduit souvent à passer de l’outil A à l’outil B. Ça n’est pas ce qu’attendent les utilisateurs et les clients. Ce qu’ils attendent c’est : « aujourd’hui mes utilisateurs travaillent de cette façon. Comment, demain, pourront-ils travailler différemment ? ».  Nous avons eu cette vision, il y a 10 ans. A l’époque, nous étions pris pour des extra-terrestres. Aujourd’hui, tout le monde en parle, cette approche se banalise. La vision d’Ai3, elle est là. Derrière, les mots clés sont : Conseil, Compréhension, Enjeux, Usages, Innovation et c’est aussi la rationalisation des coûts. Et enfin, que l’informatique se transforme en centre de profits et plus en centre de coûts.

Quel est l’Avenir d’Ai3, selon toi ?

J’imagine beaucoup de business et beaucoup de croissance. Une croissance qui nous permettra de passer rapidement à 300, 400, 500 collaborateurs. Notre déploiement national est très avancé aujourd’hui. Nous sommes présents un peu partout dans les grandes régions françaises. J’imagine également un déploiement, à moyen terme, à l’international. Et puis développer encore un peu plus notre dimension conseil et se positionner comme un Cabinet de conseil en transformation digitale. Nous nous définissons comme une société de conseil et d’intégration et non comme une société de services. J’ajouterai du conseil « pragmatique ». C’est la clé et ce qu’attendent vraiment nos clients. En complément de cette dimension de conseil, nous avons la dimension accompagnement. On ne vend pas du rêve, il faut aider nos clients à réaliser ce qu’on leur a proposé et ne pas les abandonner face à la complexité des process et de la technologie.

Au niveau de cette dimension conseil, a-t-on une grande marge de progression ?

Nous sommes loin d’être au maximum. Tant au niveau des hommes et des femmes d’Ai3, des savoir-faire, des offres d’Ai3 incarné par notre marque So-Youz. Mais, tant que nous serons capables de transformer le business de nos clients…. Il n’y aura pas de limites pour Ai3…. Oui, pas de limites dans le développement d’Ai3. Nous sommes loin, aujourd’hui, d’avoir couvert tous les enjeux. A vrai dire, nous n’en sommes qu’aux prémices de la transformation digitale… Le Digital est notre avenir économique et nous n’en sommes qu’au début. Il y a 10 ans, dans le monde de l’entreprise, nous pouvions nous passer du Digital. En 2017, c’est incontournable. Par exemple la big data remplace les sondages. On le voit en ce moment, en pleine période électorale. Aujourd’hui tout génère de la donnée. Qu’allons-nous faire de cette data ? C’est une question essentielle. Difficulté supplémentaire, les sujets d’aujourd’hui ne sont pas ceux d’hier et encore moins ceux de demain.

A ton avis, quelles sont les évolutions IT qu’il ne faut pas rater ?

Déjà, en termes d’usage, tout ce qui est réalité virtuelle et réalité augmentée. Bien sûr, c’est déjà notre présent. Mais nous n’en sommes qu’à nos premiers business cases avec nos clients. Ces technologies permettent de révolutionner les modes d’interaction avec les autres, voir avec les objets… C’est assez bluffant. Bien sûr, il y a aussi l’explosion des données. Encore une fois, nous n’en sommes qu’aux prémices. Aujourd’hui, on ne sait pas encore comment les utiliser. Quand nous aurons trouvé comment exploiter ces données, les possibilités seront infinies. Les prédictions faites par le film « Minority Report » sont largement dépassées. On le constate via tout ce qui est machine learning, par exemple. Il y a également la robotique qui va révolutionner notre façon de travailler. D’après certaines études, 80% des appels qui traditionnellement étaient réalisés par des call centers peuvent aujourd’hui être traités par des bots. Ce qui posent de vraies questions… Tu vois, il y a vraiment matière à travailler, à innover, à inventer. Après, plus simplement, à un niveau organisationnel, des choses comme le télétravail sont également des formes d’évolutions et d’innovations qui sont incontournables et qui permettront – par exemple – d’éviter les burnouts. C’est un des moyens de redonner du sens et de valoriser le travail des collaborateurs…

Merci !

Merci à toi…